
Mon Voyage Photographique : Entre Passion, Savoirs et Découvertes
Tout a commencé en 1973, lors d’une semaine singulière où un professeur de dessin passionné m’a initié à la photographie. J’avais 15 ans, et pendant trois jours, je me suis enfermé dans la chambre noire du collège pour développer les clichés pris par mes camarades et moi-même. Cuisine, couture, théâtre, dessin… Chaque image qui émergeait dans le bain révélateur était une découverte : celle des talents des autres, mais aussi la mienne. C’est là, dans l’obscurité rougeâtre, entre les odeurs d’acide et de papier, que j’ai compris que la photographie était bien plus qu’un simple loisir, un art de capturer l’invisible, les efforts, les rires, les émotions derrière chaque projet.
Plus tard, mon parcours professionnel dans le knowledge management et la sémantique m’a appris à extraire, structurer, partager et préserver les savoirs.
Cette compétence a pris tout son sens lorsque j’ai immigré au Canada. Maîtriser la capture des connaissances explicites (les faits, les paysages) et tacites (les émotions, les non-dits, les codes culturels) m’a permis de m’intégrer plus rapidement, mais surtout, de comprendre que chaque culture est un langage à part entière.

La photographie est devenue mon outil pour traduire ce langage; elle me permet de saisir à la fois le tangible, un marché animé, une architecture unique et l’intangible, une ambiance, un esprit communautaire.

Voyageur infatigable, j’ai parcouru les routes de l’Europe, traversé le Maroc et la Tunisie, exploré le Canada d’un océan à l’autre, arpenté 27 États américains, et laissé mon objectif capturer les lumières de l’Australie et du Japon.
Dans chacun de ces voyages, j’essaie de saisir l’essence des lieux, ce mélange de visible et d’invisible qui définit une identité.

Que ce soit les rues pentues de Lisbonne, les monuments en restauration comme Notre-Dame, ou les événements communautaires de Montréal, chaque cliché est une tentative de documenter une expérience humaine.

Aujourd’hui, avec mon club Passion Photo Montévrain ou à travers mes participations aux concours de la Fédération Photographique de France, je continue de créer des ponts entre les images et les récits qu’elles portent.
Mon objectif ultime ? Donner toutes mes photos à un fonds photographique, afin que dans plusieurs décennies, des chercheurs, des journalistes ou des sociologues puissent s’appuyer sur mes clichés pour décrire une époque, un lieu disparu, ou simplement comprendre un peu mieux qui nous étions.
Souriez, vous allez être photographié… et peut-être, un jour, faire partie de l’Histoire.




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